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vernissage x ray memories: lindsay caldicott 2018 à paris03 - Paris / Foxoo
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FranceParis
Source : #57473 Publié le 12/10/18 | Vues : 38

vernissage x ray memories: lindsay caldicott 2018 à paris03

Evènement passé.

Le samedi 13 octobre 2018 à paris03.

Vernissage - 13 Octobre, 18h - 21h

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L'oeuvre de Lindsay Caldicott - née en 1956 à Leicester, s'étant suicidée dans la même ville en 2014 – est d'un rayonnement tel qu'il fait taire un instant les dichotomies entre l'art brut et l'art contemporain. Plutôt qu'à la dispute sur le sexe des anges, il nous invite à examiner les voies de passage, les anfractuosités par lesquelles s'écoule un même fluide créateur.

Le destin tragique de Lindsay Caldicott, à défaut d'offrir une grille de lecture de son travail, nous conduit cependant à y chercher la matière de son art, et à tenter d'en comprendre la nature.

Cette radiographe de profession, n'a interrompu sa courte carrière qu'à deux reprises, d'abord pour obtenir son Bachelor of Arts à l'Université du Middlesex à Londres en 1984, avant de retourner travailler dans un hôpital à Amsterdam, puis en 1990, en raison de son internement définitif pour schizophrénie. Or, c'est durant cette période trouble que Lindsay rassemble les sédiments de son passé pour en faire son grand oeuvre.

A travers ce que Marc Lenot appelle, dans l'essai qu'il vient de lui consacrer, une « esthétique de fragments et d'assemblage », Caldicott développe un langage d'une cohérence fulgurante. La parenté avec les compositions d'El Lissitzky ou de Moholy-Nagy, voire avec certaines chronophotographies d'Etienne-Jules Marey, ne résiste pas à un examen plus attentif : elle ne cherche ni l'épure des premiers, ni ne se satisfait des effets cinétiques du dernier.

Chez Lindsay, l'on est d'abord frappé par sa manière d'ordonner ses collages en ensembles géométriques traversés d'accidents, de formes s'enchevêtrant et se réitérant obsessivement. Cependant qu'il règne dans ses oeuvres une harmonie chromatique rarement démentie, s'étendant des gris aux sanguines et des nuances mordorées à la couleur chair. Car, en effet, la chair constitue la prima materia de cet univers fractal qui paraissait se déployer sous nos yeux. Et l'on comprend alors que ces linéaments sont principalement faits d'une myriade de fragments de radiographies, ouvragés au scalpel et assemblés avec une précision toute chirurgicale. Certaines fois, ce sont des détails architecturaux ou des éléments géométriques qui viennent contribuer à ce vertige de formes.

La sensation qui domine alors est celle d'une personnalité elle-même fragmentée, et tentant en quelque sorte de recoller des morceaux. Cherchant à faire naître à partir des moindres scories de son existence un ordre supérieur, ou simplement l'apaisement. Ou peut-être les deux. Les images qu'elle a engendrées étant comme les instantanés de ce moment-là, d'elle en équilibre au bord du précipice.

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Exposition du 13 octobre au 24 novembre 2018.

Un catalogue d'exposition bilingue FR/EN de 250 pages est publié. Avec des textes de Marc Lenot, de Richard Caldicott et de Karen Caldicott.

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EMAIL

http://www.christianberst.com


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Opening - October 13, 6pm - 9pm

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The body of work by Lindsay Caldicott – born in 1956 in Leicester, and died after taking her own life in the same city in 2014 – radiates in such a way that it momentarily silences the dichotomies between Art Brut and contemporary art. Rather than following in the footsteps of the quarrel over the sex of angels, it invites us to examine the pathways, the crevices through which flows one singular creative fluid.

The tragic destiny of Lindsay Caldicott, rather than offering us an interpretive key to her work, pushes us nonetheless to seek the substance of her art in it, and to try to comprehend its nature.

This professional radiographer only interrupted her short career twice, first to obtain her Bachelor of Arts at the University of Middlesex in London in 1984, before returning to work at a hospital in Amsterdam, and then in 1990, due to her definitive internment for schizophrenia. Yet, it was during this difficult period that Lindsay gathered the sediments of her past to produce her great body of work from it.

Through what Marc Lenot calls, in the essay he just devoted to her, an “aesthetic of fragments and assemblages,” Caldicott develops a dazzlingly coherent language. We cannot resist giving a more attentive examination of the relationship with El Lissitzky or Moholy-Nagy’s compositions, or even with some of Etienne-Jules Marey’s compositions,: she sought out neither the simplicity of the former, nor was satisfied with the kinetic effects of the latter.

With Lindsay, we are first struck by her way of organizing her collages into geometric ensembles interspersed with accidents, forms that become tangled and repeat obsessively. While a rarely denied chromatic harmony reigns in her works, stretching from grays to reds and from golden brown nuances to flesh color. For, indeed, flesh constitutes the prima materia of this fractal world that appears to unfold before our eyes. And we understand then that these features are principally made of a myriad of fragments of radiographs, worked with a scalpel and assembled with an entirely surgical precision. Sometimes, architectural details or geometric elements take part in this vertigo of forms.

The sensation that dominates then is that of a personality itself fragmented and attempting in some way to glue the pieces back together. Seeking to elicit a superior order, or simply respite, from the tiniest dregs of existence. Or perhaps both. The images she produced are like snapshots of that moment, of her balancing at the edge of the precipice.

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Exhibition from October, 13 to November, 24.

A bilingual catalog (FR / EN) of 250 pages is published. With texts by Marc Lenot, by Richard Caldicott and by Karen Caldicott.

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http://www.christianberst.com
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Débute à 18H00
3-5, passage des gravilliers


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